
Farah Delance critique les propos du Consul général d’Haïti à Miami sur le TPS
August 17, 2026À New York, Stéphane Sanon, délégué de la Farah Delance Foundation (FDF) auprès des Nations Unies, est intervenu dans le cadre des discussions sur la mobilisation des ressources fiscales et le développement local. Il a notamment appelé à renforcer les garanties en faveur des pays en développement, dont Haïti.
Au cours de son intervention, le représentant de la FDF a mis en avant plusieurs limites du texte à l’étude. Il a notamment relevé l’absence d’une définition suffisamment précise des pratiques fiscales dommageables, estimant que cette lacune pourrait porté sur des interprétations différentes selon les États et compliquer l’application uniforme des règles.
Stéphane Sanon a donc appelé à la mise en place d’un mécanisme de suivi, de rapport et d’évaluation des engagements pris par les États. Selon lui, la coopération ne devrait pas se limiter à des principes généraux, mais être accompagnée de dispositifs permettant de vérifier leur mise en œuvre et de répondre aux éventuels manquements.
Par ailleurs il a plaidé pour un renforcement du caractère contraignant de certaines dispositions, notamment à travers des mesures applicables aux États qui ne respecteraient pas les engagements communs. L’objectif, a-t-il défendu, est de préserver un équilibre entre les droits et les obligations de chaque partie.
La question des capacités des pays en développement a également occupé une place importante dans son intervention. Stéphane Sanon a souligné la nécessité de prévoir une assistance technique et financière ainsi que des mécanismes de renforcement des capacités, afin de permettre aux États disposant de ressources limitées de participer pleinement à la mise en œuvre du cadre fiscal envisagé.
À travers cette intervention, la Farah Delance Foundation entend mettre en avant les préoccupations des pays vulnérables et promouvoir un système de coopération fiscale fondé sur la clarté des règles, la responsabilité des États et l’équité.
Pour la FDF, une mobilisation fiscale efficace ne peut être dissociée des moyens accordés aux pays en développement pour appliquer les engagements internationaux et transformer les ressources mobilisées en leviers de développement.





