
Déclaration de la FDF à l’occasion de la Clôture de la 5e session de la Convention-Cadre des Nations-Unies
August 14, 2026Farah Delance, ancienne ambassadrice de la jeunesse et présidente de la Farah Delance Foundation, a vivement critiqué les déclarations d’Yverick Delerme Cyril, Consul général d’Haïti à Miami, concernant le Statut de Protection Temporaire (TPS) des ressortissants haïtiens. Dans sa prise de position, Mme Delance a rappelé qu’un diplomate doit faire preuve de discrétion, de responsabilité et de retenue dans ses interventions publiques.
En effet, au micro du journaliste Luckson Saint-Vil, Yverick Delerme Cyril a affirmé que le gouvernement haïtien n’avait aucune obligation particulière envers les bénéficiaires du TPS qui choisiraient de retourner en Haïti. Selon lui, leur retour ne devrait pas être considéré comme une situation nécessitant des préparatifs spécifiques de la part de l’État.
Ces déclarations ont suscité une vive réaction dans la société civile. Farah Delance, pour sa part, défendant les bénéficiaires du TPS actuellement plongés dans l’incertitude quant à leur avenir, a elle également réagi. Selon elle, en tant que diplomate, Yverick Delerme Cyril doit également se rappeler que la fonction diplomatique exige une certaine « modestie intellectuelle », notamment la capacité de reconnaître ses erreurs, de faire preuve d’humilité et de mesurer la sensibilité des sujets abordés.
Farah Delance estime que les propos du consul manquent d’empathie envers les Haïtiens concernés par une éventuelle fin du TPS. Elle souligne que le pays reste confronté à une grave crise sécuritaire et humanitaire : violences des gangs, déplacements internes, enlèvements, routes difficiles d’accès et familles contraintes d’abandonner leurs maisons pour trouver refuge ailleurs, parfois dans des camps. À cette insécurité s’ajoutent l’instabilité politique et la fragilité des institutions, rendant particulièrement difficile tout retour organisé des bénéficiaires du TPS en Haïti.
« Ils vont rentrer chez eux. Mais avons-nous des hôpitaux ? Est-ce que tout le monde a un endroit où aller ? L’État a-t-il des shelters en place ? « Est-ce que l’État nous donne le minimum nécessaire pour vivre ? », s’interroge-t-elle.
Pour la présidente de la Farah Delance Foundation, le débat sur le retour des Haïtiens ne peut pas être séparé de la situation sécuritaire, sociale et humanitaire du pays. Elle estime que l’État doit avant tout garantir à sa population des conditions minimales de sécurité et de dignité.
Farah Delance appelle ainsi les responsables haïtiens à adopter un discours plus responsable et à présenter des solutions concrètes face aux défis auxquels sont confrontés les Haïtiens. Surtout ceux qui risquent de perdre leur protection temporaire aux États-Unis.
Très remontée envers le consul, elle conclut son intervention par une formule particulièrement directe : « Si vous ne pouvez pas parler ou venir avec un meilleur plan, fermez votre bouche ! »
À travers cette sortie, Farah Delance entend rappeler que derrière le dossier du TPS se trouvent des familles, des travailleurs et des personnes qui cherchent simplement à vivre en sécurité et dans la dignité.





